D’où viennent les vrais faux commentaires d’internautes ?

Qui se cache derrière Loulou94, Misstigri ou loindeparis.com ? Parfois un «fake» (imposteur), oubliant qu’il risque jusqu’à deux ans de prison et 37 500 euros d’amende pour publication de faux avis.

Vrai_Faux

Vrai_Faux

Sous les signatures de pseudo «internautes» peuvent se cacher différents types d’intervenants, donnant des «avis» pas toujours objectifs …

  • Flogs

Aux Etats-Unis, une loi oblige les blogueurs à déclarer les liens qu’ils ont avec les industriels ; il n’existe aucune mesure de ce genre en France et certains rédigent des « posts » contre rémunération. Plus sophistiqué encore, le « flog », ou faux blog, permet à une entreprise de vanter anonymement les mérites de ses produits.

  • Internautes

Rendez-vous sur la rubrique «comment ça marche» de ciao.fr : le site, qui vit de la publicité, s’engage à verser un peu d’argent aux internautes qui écriront des avis «de qualité» sur les produits du mois ! Le programme de fidélité de Pagesjaunes.fr propose des bons-cadeaux aux internautes les plus actifs… Quel crédit peut-on alors accorder aux avis publiés ?

  • Agences d’e-réputation

Dans les pays où le coût salarial est élevé, le filon consiste à sous-traiter avec des agences «off shore», installées à Madagascar pour les francophones, en Inde pour les anglophones… Pour quelques centaines d’euros, des «humains» infiltrent sites et forums. Les marques préfèrent souvent déléguer aux agences de e-réputation la signature de ces contrats.

  • Marques

Les équipes marketing évitent les ficelles grossières, insèrent une légère critique dans un avis élogieux pour le rendre plus crédible, ont appris à ne pas se faire repérer par l’usage de vocabulaire trop technique ou d’adjectifs trop enthousiastes… Et l’emploi de serveurs relais rend quasiment impossible le traçage de l’ordinateur originel.

  • Concurrents

Alors que l’anonymat est de rigueur sur la plupart des sites ouverts aux commentaires, comment résister à la tentation de «pourrir» la réputation d’un concurrent ? Peut-être la technique la plus repérable, les critiques étant rarement nuancées. Il n’empêche, une armée de déçus fait durablement plonger la note d’un produit !

 

By Lykana

 

Internet : l’intox des avis de consommateurs

Pour choisir un nouveau smartphone, la meilleure des tablettes, le plus high tech des produits, la majorité des internautes vont chercher l’information et se fient aux commentaires postés par les précédents clients ou testeurs. Mais peut-on réellement faire confiance à ces commentaires ? Sont-ils réellement représentatifs de la réalité ? Qui se cache derrière le pseudo pour donner un avis positif ou négatif sur tel ou tel produit ?

Faux avis - Info Intox

Faux avis - Info Intox

Sur Internet, le consommateur est invité à donner son avis sur tout type de produit et partout. Il se confie, s’exprime sur ses coups de cœurs et ses coups de gueule et donne même une note ! C’est lui qui fait la réputation de la marque donc son avis est d’une importance capitale. Ayant testé lui-même le produit, il est le plus à même de donner son avis et conseiller. De plus en plus d’internautes consultent les avis avant d’acheter. Ils se renseignent et cherchent le maximum d’informations. Et parfois, ils changent d’avis en fonction de ce qu’ont exprimé les autres consommateurs. Le web devient donc un prescripteur de choix et les entreprises l’ont très bien compris.

Info ou intox ?

Enjeu crucial pour le chiffre d’affaires des cybermarchands, les avis de consommateurs sont devenus un vrai business. Comment tromper les clients à coups de faux avis positifs, c’est-à-dire inventé et TROMPEUR pour faire grimper le CA ? Ces impostures ont été révélées par des rédacteurs de blogs sur leur rémunération pour participer à ces manipulations des consommateurs. Nouvelle technique marketing = nouvelle imposture marketing …

La France n’y échappera pas. Ce phénomène est bien ancré. Le magazine Les Inrockuptibles a réussi à piéger des agences d’e-réputation en se faisant passer pour un site X en quête d’avis de consommateurs. Ces professionnels peu scrupuleux n’ont pas hésité à vanter leur professionnalisme et leur savoir-faire. Pour que leurs faux avis ne soient pas repérés, les signatures électroniques étant traçables, l’un détache ses salariés dans un cybercafé, l’autre utilise une clé 3G pour multiplier les identifiants, un autre encore sous traite avec une agence basée à Madagascar s’engageant à poster 25 000 faux avis sur une période de trois mois contre une rémunération mensuelle de 550 euros !

Bien d’autres utilisent ces pratiques …

Suite au prochain article.

By Lykana.